Mieux connaître Amos NGOUPAYOU

décembre 24th, 2012

Qui est Amos NGOUPAYOU?

lpoamj-bur2.JPG

Il est actuellement chef d’établissement au Lycée Polyvalent Anne-Marie JAVOUHEY de Cayenne (Guyane Française) après avoir passé 17 ans en Guadeloupe dont 13 en qualité de chef d’établissement du professionnel Privé de Blanchet en Guadeloupe.
Diplômé d’études supérieures de la marine marchande à l’ENMM de Marseille en 1991, il a également été:
– Directeur du centre de Formation Maritime « Louis DOULDAT » à Basse-Terre (Guadeloupe) de 1994 à 2010
– Délégué académique du syndicat national des chefs d’établissements d’enseignement libre pour la Guadeloupe (SNCEEL) de 2006 à 2010
– Président de Formiris Antilles – Guyane (Association pour la promotion pédagogique et professionnelle du personnel enseignant du privé sous contrat avec l’état)  de 2005 à 2011
– Délégué régional de l’Union Nationale de l’Enseignement Technique privé (UNETP) pour la Guadeloupe depuis 2008 à 2010
– Membre de la Commission consultative Mixte Académique pour la  Guadeloupe depuis 2000 et pour la Guyane depuis 2010
– Membre de la Commission de Concertation de l’Enseignement Privé sous contrat avec l’Etat depuis 1997.
– Membre fondateur de l’Association CODEEFOR (Coopération, développement et Formation) depuis 2008.
C’est aussi un passionné des projets de développement sous toutes ses formes.

Il est marié depuis 1990 et père de 4 enfants
– Nancy Flora Nzié Ngoupayou
– James-Patrick Ngoupayou
– Kay-Rahne Nkakue Ngoupayou
– Ruth Divine Ngoupayou

En mai 2011, suite à de nombreuses actions et réalisations ayant contribué  au développement des formations maritimes en Guadeloupe, il est fait chevalier de l’ordre du mérite maritime par la ministre de l’équipement, de l’écologie, de l’environnement et de la mer.


Biographie sommaire d’Amos Ngoupayou

– Amos Ngoupayou est né le 04 octobre 1966 à Manjé-Koutou, un village situé au nord du département du Noun, dans l’arrondissement de Malentouen, Province de l’ouest du Cameroun. Issu d’une famille de père polygame ayant 17 enfants de 5 femmes différentes dont 7 de sa mère. il commence ses études à l’âge de 5 ans à l’école Rurale de Manjé-Koutou, jusqu’au CE2, après lequel il fut obligé d’aller habiter au centre de l’arrondissement avec son oncle pour poursuivre ses études en CM1/CM2. Il obtint son certificat d’études primaire et élémentaire deux ans plus tard. Il fut de nouveau obligé de partir à Foumban, chef-lieu du département pour faire ses études secondaires au Lycée Public « Sultan Ibrahim Njoya » en 1977 après avoir été reçu au concours d’entrée en 6ème avec une bourse d’état au mérite.
Il entreprend alors des brillantes études au Lycée sultan Ibrahim Njoya où il finit 2ème au classement annuel en 6ème, puis 1er de la classe de la 5ème jusqu’à l’entrée en classe de 1ère. Il obtint son BEPC en 1981, son Probatoire C en 1983 et son bac C en 1985 car pour la première fois de sa vie, contre toute attente, il dut redoubler sa terminale C, suite à un échec au bac C en juin 1984.
En effet, depuis la classe de 3ème, il s’était beaucoup intéressé à la vie associative dans son lycée (fréquentant les clubs UNESCO, English Club, Club Allemand), puis en 1ère, il s’était fait élire secrétaire général de l’Assemblée Générale des élèves de son lycée. Arrivé en Terminale, c’est tout naturellement qu’il se fit élire à l’âge de 18 ans président de cette assemblée générale des élèves de ce lycée de 2000 élèves. Les nombreuses manifestations associatives, festives et culturelles auront certainement eu le dessus sur ses brillantes études.
Après son échec au bac C à la session de juin 1984 (le tout premier de sa vie), il apprit définitivement à ne rien laisser au hasard. Il se résolut définitivement à ne plus jamais rien négliger au travail, mettant ainsi tout en œuvre sur le plan scolaire pour maximiser ses chances de réussite, sans compter sur un quelconque coup de pouce de qui que ce soit qu’il n’en avait d’ailleurs pas. Il en fit une devise qui le guide encore dans sa carrière professionnelle aujourd’hui.
Arrivé à l’université de Yaoundé, la capitale du Cameroun après avoir été major du département du Noun pour la série C du bac en juin 1985, il fut inscrit en octobre en 1ère année de Maths-Informatique. Les choses se compliquèrent une fois de plus pour lui avec la mort de son père survenue après une courte maladie et une intervention chirurgicale mal menée à l’hôpital de Njissé, le 18 novembre 1985.
De plus, il apprit en même temps qu’il n’était pas boursier. C’est le futur qui s’assombrissait pour lui. Il n’avait plus personne pour l’épauler ni financièrement, ni moralement. Il devait compter sur la solidarité précaire de ses grands frères jusqu’en janvier 1986 où une liste de rattrapage des nouveaux boursiers du ministère de l’éducation nationale le rétablît dans ses droits. Mais le mal était déjà fait. Il se prît une « raclée » aux examens partiels de février 1986 avec une moyenne de 10/30, soit à peine 6.33/20. Ce fut la « mort du génie », lui déclarait un de ses copains lors d’un déjeuner au Resto U. « Non » rétorqua t-il: le « génie » n’est pas « mort », « il dort et il va se réveiller bientôt! » Effectivement en juin 1986, il rattrapait son faux-pas de février en décrochant son admission en 2ème année. Chose extrêmement rare à l’université de Yaoundé où à l’époque tout se jouait aux partiels. Cumulativement, il fut admis aux concours d’entrée dans les grandes écoles suivantes:
– Ecole Nationale Supérieure Polytechnique de Yaoundé, Filière électromécanique
– Ecole Normale supérieure (ENS de Yaoundé) Filières Mathématiques
– Ecole Normale Supérieure de l’Enseignement Technique (ENSET) de Douala, filière Electrotechnique.
– Institut Supérieur des Statistiques et d’Economie Appliquée (ISSEA) de Yaoundé
– Ecole Nationale de la Marine Marchande de Marseille en France, filière « Capitaine de 1ère Classe de la Navigation Maritime » (il sortit 1er sur plus de 500 candidats à ce concours international organisé par le France dans la plupart des pays francophones ayant des ports maritimes en mai 1985).
Amoureux des voyages et désireux de se former à un métier qui l’ouvrait sur le monde, il choisit naturellement l’école de la marine marchande.
C’est ainsi que, muni d’une bourse du Fonds d’Aide et de Coopération Française (FAC), il se rendit à Marseille le 8 octobre 1986 pour y suivre les 6 années d’études prévues au cycle des capitaines de 1ère classe.
Hormis le dépaysement et l’éloignement familial, il sentit le début de la fin de la galère.

La suite….
Arrivé à l’Ecole Nationale de la Marine Marchande de Marseille avec trois semaines de retard sur le début des cours, il lui fallut, en plus des problèmes liés au dépaysement, mettre les bouchées doubles pour ne pas être à la traîne. Les choses seront quand même moins compliquées que dans sa précédente vie; voici les résultats qu’il obtînt au cours des 3 premières années :
– 1986/87: 1ère année du cycle des capitaines de 1ère classe – 1er semestre; 13,26/20, classé 10ème/30 et au 2ème semestre, 15,03/20 et classé 1er/30
– 1987/88: 2ème année du cycle – 1er semestre; 14,50/20, classé 2ème/ 26 et au 2ème semestre: 14,91/20, classé 1er
– 1988/89: 3ème année du cycle – 1er semestre: 14,02 de moyenne, classé 2ème et au 2ème semestre, 15,09, classé 1er.
Il y avait de la navigation entre les années scolaires (2 mois au moins à chaque fois), ce qu’il réalisa à chaque fois à la Cameroon Shipping Lines.
En 1ère année, il embarqua sur le navire « CAM ILOMBA » pour 2 mois
En 2ème année, Il effectua un embarquement de 2 mois sur le navire « CAM BILINGUA »
Après l’obtention du diplôme d’élève officier de la Marine Marchande à l’issue de la 3ème année, il embarqua sur le navire « CAM EBENE » pour y effectuer 10 mois de stage afin d’obtenir son brevet d’officier de 1ère classe. Mais une altercation violente entre un chef mécanicien allemand et un officier mécanicien camerounais dans la salle des machines de ce navire allait l’amener prématurément à occuper la fonction d’officer chef de quart machines après seulement 2 mois d’élève officier. Il réalisa ainsi entre Août 1989 et Juin 1990 2 mois d’élève officier mécanicien, 6 mois d’officer mécanicien par dérogation et 2 mois d’élève officier « pont ». Les liaisons effectuées tous les 2 mois étaient entre le Cameroun et l’Europe occidentale (avec parfois quelques rares escales à Abidjan où à Dakar).

Mais une lettre envoyée par la direction de la CAMSHIP à tous les stagiaires au début du mois de juin 1990 allait lui faire modifier son parcours de formation. En effet, cette lettre stipulait que désormais, tous les élèves officiers n’allaient plus recevoir de rémunération; Non seulement il assumait des fonctions d’officier en acceptant de se faire payer comme un stagiaire depuis 6 mois, en plus, il devait continuer à assurer cette fonction gratuitement et se contenter seulement d’être logé et nourri gracieusement par la compagnie.
Il ne pouvait accepter cette exploitation dont le seul but était de saper le moral des futurs capitaines de la marine marchande camerounaise. Il ne savait pas à l’époque à qui profitait ce « crime ».
Alors qu’il s’apprêtait à se marier en Août 1990, il dût se résoudre à écourter son stage embarqué (Il ne fit que 10 mois au lieu des 20 préconisés par le parcours de formation des capitaines de 1ère classe de la Navigation Maritime).
Après son mariage les 23, 24 et 25 août 1990, il dût rentrer prématurément en dernière année du cycle de formation de capitaine à l’école nationale de la marine de Marseille en Octobre 1990. Compte tenue des explications fournies et de son passé d’élève sérieux et brillant, il n’eut aucune difficulté pour obtenir cette dérogation.

Leur première fille Nancy-Flora naquit aussi en mars 1991; Le grand bonheur…

Au cours de cette dernière année d’études, décidé à terminer brillamment ses études pour peser sur ses chances d’embauche, il déploya tous les efforts nécessaires et obtint une moyenne annuelle de 15/20 (2ème au 1er semestre et 1er au second semestre).

La suite….
– Diplômé d’études Supérieures de la marine marchande le 5 juillet 1991, c’est une nouvelle vie et un nouveau combat qui s’engageaient: celui de l’emploi.

– Les nombreuses demandes d’emploi en qualité d’officier envoyées en cours d’année à la CAMSHIP étaient restées jusqu’alors sans réponse favorable.
Au moins une centaine de demandes étaient envoyées dans les compagnies françaises, belges, norvégiennes, danoises, anglaises, allemandes, etc.
Mais le 12 juillet, c’est la compagnie générale maritime (CGM), une compagnie publique française (la meilleure de l’époque au niveau rémunération et conditions de travail) qui lui offrait son premier embarquement sur le navire « CGM RACINE » puis sur le « CGM PARIS » un navire qui faisait la liaison entre l’Europe occidentale et l’Extrême Orient.

– A son débarquement du premier voyage en octobre 1991, il dût aller habiter au Havre pour des raisons familiales.

– Pendant deux ans, il fréquentera régulièrement avec les navires CGM PARIS et NEDLLOYD TOKYO les ports suivants: HAMBOURG en Allemagne ROTTERDAM aux Pays-Bas, SOUTHAMPTON en Angleterre, LE HAVRE, BORDEAUX en France LISBONNE au Portugal, BARCELONNE et ALGESIRAS en Espagne, MARSEILLE – FOS en France, GENES et LA SPEZIA en Italie, DAMIETTE et PORT-SAID en EGYPTE, DJEDDAH en Arabie Saoudite, SINGAPOUR, PORT KELANG en Malaisie, JAKARTA en Indonésie, HONG KONG en Chine, PUSAN en Corée du Sud, YOKOHAMA, KOBE et TOKYO au Japon, Long Beach, San FRANCISCO et SEATTLE aux USA, VANCOUVER au Canada. Et il aura fréquenté les mers suivantes: mer du Nord, Océan atlantique, mer méditerranée, mer rouge, océan indien et océan pacifique.
Ce fut une époque magnifique de sa vie au cours de laquelle il développera son ouverture d’esprit et sa tolérance vis-à-vis de la différence.

– Par ailleurs, étant souvent le seul officier noir dans ces navires battant pavillon français avec un équipage 100% français, il aura toutefois eu à faire face aux attitudes et propos racistes de la part de ses collègues; situation vite atténuée par sa tolérance et son souci de toujours être à la hauteur sinon au dessus des exigences de sa fonction et de ses responsabilités (pour être irréprochable…)

Il avait déjà compris qu’ici comme partout ailleurs, y compris dans son pays, il n’avait pas droit à l’erreur; il devait travailler plus que la moyenne pour qu’il n’y ait rien à lui reprocher; et curieusement, cela marchait. Pour preuve, son premier embarquement sur le navire « CGM Paris » à destination de l’extrême orient se fit avec un commandant militant du Front National, (un parti de l’extrême droite française) et cela se passa plutôt bien, puisque pour sa première notation professionnelle sur un navire de la CGM, celui-ci n’hésita pas à lui attribuer une note de 18/20. Il ne sait d’ailleurs pas à quoi servaient ces notes, puisque l’avancement (de lieutenant à second capitaine, puis de second à commandant de bord et idem à la machine) se faisait à l’ancienneté essentiellement dans cette compagnie! Mais ce qui était sûr, c’est que pour les non titulaires, une bonne note professionnelle pouvait aider à renouveler les contrats d’engagement maritime jusqu’à la titularisation (qui intervenait au bout de 12 mois d’embarquement ou de 18 mois de présence dans la compagnie, congés compris). Au regard des conditions d’avancement énoncées ci-dessus, cette compagnie n’était pas faite pour lui! Vous l’aurez déjà compris.

En janvier 1993, il totalisait plus 18 mois de présence à la CGM (compagnie publique de l’état français) et n’ayant pas la nationalité française, les dirigeants durent suspendre son contrat sous la pression syndicale.

La suite…
– C’est à ce moment là (en février 1993) qu’il décida une fois de plus de tenter un nouveau retour à la Cameroon Shipping Lines, qui l’avait « barré » en 1990 ( cette compagnie, du fait de la mauvaise gestion et du mauvais choix stratégique de ses dirigeants n’avait plus que 2 navires contre 6 en 1986 et elle battait de l’aile en ce moment).

– Son objectif était de leur apporter son expérience de la polyvalence vécue à bord des navires français pendant deux ans, ce qui leur aurait permis d’armer plus de navires avec le même nombre de navigants, mais en adoptant une autre organisation du travail basée sur la polyvalence des cadres et de l’équipage.
– Les dirigeants de la CAMSHIP de l’époque se précipitèrent sur le projet, mais se gardèrent de lui proposer un contrat de travail (pour être plus réaliste, il lui fut proposé un contrat d’embarquement de deux mois seulement, en guise de remerciement, avec bien sûr un salaire égal au tiers de ce qu’il gagnait en France!). Proposition inacceptable, pas pour des raisons salariales, mais parce que trop incertain, d’autant plus qu’en même temps, il avait des propositions d’embarquement de longue durée dans le transport de passagers (compagnie SEALINK) ou au pétrole.

Il dût retourner en France en mars 1993, encouragé par sa mère (déjà diminuée par une maladie ) et resta quelques mois auprès de son épouse qui attendait leur deuxième enfant. celui-ci naquit en mai 1993.

Il apprit par la suite que la CAMSHIP avait essayé de mettre en œuvre son plan et avait lamentablement échoué… Allez savoir pourquoi! Quelques années plus tard, elle vendait ses deux derniers bateaux et se mit à affréter des espaces sur des navires étrangers pour y charger les marchandises de ses clients. Il y eut également licenciement sec et/ou reclassement de plus de 2/3 de ses salariés. Quelle triste fin!

Après la naissance de son fils, il se résolut à passer une année à terre pour voir grandir ses deux enfants. C’est pour cela qu’il dût décliner les quelques offres d’embarquement qui s’offraient à lui pour chercher un travail à terre.
C’est ainsi qu’en juin 1993, il lui fut proposé un poste d’enseignant dans un lycée professionnel industriel et maritime doté également d’un centre de formation maritime pour le perfectionnement des adultes, en Guadeloupe.

Il quitta la ville du HAVRE en juillet 1993 pour rallier BASSE -TERRE où il commença d’abord par assurer la formation d’adultes pendant les vacances en attendant la rentrée scolaire de septembre.
Son investissement, sa compétence professionnelle tant dans le domaine pédagogique que dans le pilotage et l’ingénierie des projets allait attirer l’attention de son chef d’établissement qui était à quatre ans de sa retraite.
Il comprit dès lors qu’il n’avait pas débarqué pour un an seulement, mais peut-être définitivement, car lisez bien la suite:
En janvier 1994, il eut une inspection pédagogique favorable en vue de sa titularisation et en septembre 1994, il décrochait son contrat définitif.
Cumulativement, il fut nommé dès le mois d’octobre responsable pédagogique, puis responsable du centre de formation maritime et industrielle « Louis DOULDAT ». Il mit très peu de temps pour structurer administrativement, pédagogiquement et financièrement ce centre, non sans créer des mécontentements de la part de certains de ses collègues enseignants, par ailleurs formateurs dans cette structure.

En juin 1994, malgré d’énormes efforts financiers pour la soigner, sa mère, seulement âgée de 62 ans décédait de suite d’une leucémie. Décidément, il ne lui restait plus grand monde comme soutien.

– Entre 1994 et 1996, il effectua de nombreuses missions en France (établissements de formation maritimes secondaires et supérieurs, inspection générale de l’enseignement maritime) et au Canada (institut Maritime du Québec à Montréal, Québec et Rimouski, Centre Spécialisé des Pêches à Grande Rivière – Gaspésie) pour puiser des idées en vue de développer ce centre de formation.

– En même temps, il entrepris des démarches administratives auprès de la Direction du Travail, de la Direction Départementale des Affaires Maritimes, du Fonds social Européen et du Conseil Régional de la Guadeloupe en vue de rechercher les financements pour des nouvelles actions de formation.
Il négocia également un accord de partenariat avec l’Université des Antilles et de la Guyane pour la mise en place de deux formations post-bac:
– le Diplôme Universitaire de Transport International et Activités Maritimes et la Classe Préparatoire au concours d’entrée au cycle des capitaines de 1ère classe de la Navigation Maritime
Ainsi, de deux formations qu’il avait trouvé à son arrivée, il passa à 6 formations en moins de deux ans:
– le cours d’officier mécanicien de 3ème classe de la marine marchande
-l e cours de motoriste 750 kw
– le CAP Maritime de marin pêcheur
– la classe préparatoire au concours des capitaines de 2ème classe
– la classe préparatoire au concours de capitaine de 1ère classe
– le diplôme universitaire de transport international et activités maritimes

Son chef d’établissement en était séduit. On peut imaginer qu’il avait son idée en tête depuis qu’il l’avait rencontré: proposer et soutenir sa candidature à la tête de l’établissement pour son remplacement en septembre 1997.

Comme il obtint la nationalité française par naturalisation en 1996, ce projet de son prédécesseur devenait possible. Mais, passionné par l’enseignement, il avait depuis sa naturalisation plutôt envie de devenir enseignant dans le supérieur.
C’est ainsi qu’il se prépara et fut admis au concours externe des professeurs techniques de l’Enseignement Maritime en juin 1997. Il fut nommé à l’Ecole Nationale de la Marine Marchande de Nantes pour le rentrée de septembre 1997.
Mais les choses n’allaient pas suivre ce chemin. Vous comprendrez pourquoi.

Côté social, les relations avec les guadeloupéens furent amicales, cordiales voire même fraternelles jusqu’au jour où ils apprirent un certain mois de juin 1997, sa nomination comme chef d’établissement à compter de septembre 1997 . L’exaspération était lisible dans les tracts qui étaient diffusés dans l’établissement et dans toute l’Ile par des syndicats d’enseignants pour protester contre sa nomination; On pouvait y lire avec beaucoup de frustration « un guadeloupéen n’était-il pas capable d’occuper cette fonction? »

La suite….
– Ce fut le début d’une nouvelle étape de sa vie: le combat pour restaurer la vérité, un combat contre les autres et en même temps contre soi-même.

Lisez plutôt l’article ci-dessus intitulé « Extrait du mémoire professionnel de fin de formation de chef d’établissement de M. Amos NGOUPAYOU »

Projet de l’établissement LPO AM JAVOUHEY 2012-2016 – Projet pastoral

décembre 24th, 2012

Équipe pastorale :
-Madame HARTINOT Annie.
-Sœur Marie Joëlle.
-Monsieur CLERVAUX Pascal

Le projet pastoral au Lycée Anne Marie JAVOUHEY s’inscrit dans le projet d’établissement au même titre que les projets «éducatifs et pédagogiques ».

Il s’agit d’animer dans l’esprit de l’Évangile, la vie et les projets de toute la communauté éducative. Placée sous la responsabilité du chef d’établissement, l’équipe de pastorale est là pour permettre à l’Établissement de remplir sa mission d’Église.

« La personne de chacun, dans ses besoins matériels et spirituels est au centre de la personne de Jésus : c’est pour cela que la promotion de la personne humaine est le but de l’école catholique » (Jean Paul II congrès de l’école catholique en Italie 24 /11/1991).

Permettre à tous, de s’interroger sur son existence, proposer la foi, la vivre et la célébrer dans le respect.

La pastorale propose tout au long de l’année les temps forts suivant :
 Temps de réflexion et partage pour la fête d’Anne Marie JAVOUHEY (10 novembre).
 Partage de cadeaux avec les enfants les plus défavorisées à noël.
 Réflexion et action de carême : bol de riz, chemin de croix (par groupe de classe).
 Messe dans l’établissement pour la journée des langues.
 Proposer aux élèves de participer aux rassemblements et pèlerinage organisés par le diocèse.
 Tout au long de l’année la maison communautaire est un espace d’écoute pour les élèves (avec des petits déjeuners offerts aux classes de 3ème et 2nd , des ateliers d’éveil et des célébrations pour le primaire avec la participation des lycéens dans l’encadrement).

Selon les convictions fortes de notre fondatrice Anne Marie JAVOUHEY , il ne suffit pas d’enseigner, il faut éduquer, former aux tâches de demain, dans une attitude de respect et de confiance.

Projet de l’établissement LPO AM JAVOUHEY 2012-2016 – Priorité N°5: diversifier l’offre de formation et optimiser les niveaux et les parcours de formation

décembre 24th, 2012

Ont contribué dans cette commission :
MM GROSOL, ADELSON, BOUBOUNE, MARTIN,
MMES ELMO, BERBINAN, EDWIGE, BERGOT et NANTY

1- Formation initiale :
A partir des constats suivants :
• Manque de personnel formé dans les domaines paramédical, de service d’aide à la personne et de la petite enfance
• Besoins croissants dans ces domaines du fait de l’augmentation des personnes âgées en situation de dépendance ou de handicap et d’une démographie galopante
• Suppression progressive de la prise en charge dans les classes maternelles des enfants de moins de 3 ans
• Besoins croissants de techniciens et spécialistes de la vente et du commerce et du commerce (ouverture de grandes surfaces, développement du tourisme, …)
a- Cycles CAP/BAC PRO
La commission propose l’ouverture des filières suivantes en fonction des moyens (dotation horaires, resoources humaines et possibilités d’équipements)
– Un cycle de bac pro « commerce » à côté des filières « vente » et « accueil »
– Un cycle de CAP « employé de vente spécialisé » à côté de la filière CAP « employé de commerce multi spécialités »
– Un cycle de CAP Petite enfance ou d’un bac pro accompagnement, soins et services à la personne (ASSP)

b- Post-Bac :
Au regard du contexte écionomique et des perspectives de développement de la Guyane dans les prochaines années, la commission propose
L’ouverture d’un ou de plusieurs BTS dans les domaines suivants :
• Banque, option marché des particuliers
• Assurance
• Assistant Manager
• Ventes et productions touristiques
La commission propose un premier tableau comparant les débouchés, l’origine des admis, ainsi que les objectifs de formation de ces 4 BTS.
Dans un second tableau, nous étudions le contenu des programmes afin de comparer les matières enseignées et d’endégager les trons communs possibles.
Il s’avère que nous pouvons aisément envisager de faire un tronc commun pour l’ouverture de deux BTS qui ont des matières communes. Exemple d’association : banque/Assurances ou banque /assistant de manager.
Ces formations pourront être ouvertes dès la rentrée de septembre 2013 sous contrat ou hors contrat.

Formation continue :

L’examen de la mise en œuvre de la formation continue au sein de l’établissement Anne-marie JAVOUHEY a fait apparaître un certain nombre de contraintes liées à sa mise en œuvre et plus particulièrement celles liées à la rentablilité ou tout au moins à l’équilibre de l’oprération.
La formation continue à destination des chômeurs est financée par la Région et celle à destination des publics spécifiques (primo-arrivants, publics handicapés, détenus, etc.) est financée par l’Etat appuyé le plus souvent par le Fond social Européen.
Eu égard au mode de financement de ces formations (heure-stagiaire) et au retard constaté dans le versement de l’Etat et des fonds européens, il s’avère délicat voire même dangereux de se lancer dans ces types de formations au démarrage de la formation continue à Anne-Marie JAVOUHEY.
Aussi, avons-nous opté pour les formations à destination des salariés d’entreprises avec financement par les organismes collecteurs agréés du type OPCA ou AGEFOS-PME.
L’objectif de ce projet est de développer l’offre de formation au lycée tout en répondant aux besoins des professionnels. Ce qui augmenterait la qualité de l’image de notre établissement au sein des entreprises de la Guyane.

Caractéristiques
1- Statut juridique : création d’un établissement distinct du lycée avec son Numéro SIRET et sa déclaration à la Préfecture pour gérer la formation continue. Cet établissement dépendra de l’organisme de gestion de l’établissement mais aura une gestion indépendante et un conseil de perfectionnement
2- Les intervenants : les professeurs ayant développés des compétences de formateur d’entreprise dans des domaines spécifiques ciblés.
a. En fonction de leurs compétences, une priorité pourra être accordée aux professeurs en pertes d’heures pour l’enseignement dans les classes ouvertes hors contrat.
3- Publics : salariés du secteur privé en priorité, jeunes et demandeurs d’emplois.

Projet de l’établissement LPO AM JAVOUHEY 2012-2016 – Priorité N°4: développer des partenariats culturels, solidaires, linguistiques et professionnels

décembre 24th, 2012

Contributeurs:
Mme ATHANSE Nicole
Mme RAYNAL Evelyne
Mme PROSPER Muriel
Mme SAUL Patricia
M. FEVRIER Frédéric
M. HARCSA Tony
M. REGINA Nell
Mme DOS PRAZERES Jacira

Pilote : Mme ATHANASE Nicole
Rapporteur : Mme SAUL Patricia

Objectifs de la commission : déterminer des projets visant à développer des partenariats solidaires, professionnels, culturels et linguistiques afin d’élargir l’apprentissage des langues tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du cadre scolaire.
Permettre une meilleure prise de conscience de l’intérêt que représente la maîtrise d’une ou de plusieurs langues étrangères sur le plan professionnel et personnel.

Dans le cadre de la commission développement des partenariats solidaires, professionnels, culturels et linguistiques, les huit valeurs à cultiver du projet éducatif ont été retenues ainsi que trois résolutions des assises :

Un partenariat solidaire, culturel et linguistique c’est :

La mise en place d’échanges entre établissement de la zone Guyane mais aussi de la zone Europe, Amérique du sud et Caraïbe
Le développement de jumelages
La mise en place de stages (favorise la découverte de pratiques et de codes socioprofessionnels liés à un pays)
Le développement ou renforcement des contacts
La diversification et/ou amélioration des modes de communication à notre disposition
Diversification des situations de rencontres extra scolaires au sein des établissements, mais également entre établissement
Le développement du tutorat
Prévoir au sein du CDI un espace linguistique et culturel (journaux, multimédia, cinémathèque, médiathèque) sous le controle des enseignants volontaires et du documentaliste
L’installation d’une salle multimédia (qui concerne toutes les matières)
Renforcer et appuyer l’apprentissage des langues vivantes par des assistants de langue

Un partenariat culturel et linguistique implique:

Des propositions éducatives visant à développer les échanges et à tisser des liens en utilisant les outils informatiques et les modes de communication informatiques.
Des voyages à but linguistique, éducatif et culturel afin de mieux connaître l’autre et se faire connaître, qui nécessiteront une étude précise du contenu, des objectifs, de la durée et surtout de la cible.
La mise en place de partenariat avec les programmes d’aide : EURASMUS – Programme LEONARDO – Barbados Community College – LADOM

Un partenariat professionnel qui conduit à :

La mise en place de stages dans la zone Guyane mais aussi Europe, Amérique du sud et Caraïbe
Des contacts pérennes avec les entreprises partenaires
La participation au forum des métiers avec exposition et tenu de stand
Des journées métiers au sein de l’établissement où des représentants de différents corps de métier (parents, professionnels, anciens élèves…) s’adressent aux élèves.
Opération communication dans un lieu neutre mis à notre disposition, pour informer échanger et surtout signer des accords de principe avec les chefs d’entreprise pour l’accueil de stagiaires.

AUTRES PROPOSITIONS
Proposition semaine des langues

Développer les partenariats par le biais de l’Alliance française et faire intervenir des personnes liées aux langues étudiées dans l’établissement.
Modifier l’appellation en semaine linguistique et culturelle qui prendrait place toute la semaine autour de thèmes variés développés par des professeurs volontaires dans leur cours.
Intervenants extérieurs pour expliquer les conditions d’étude à l’étranger (zone Europe, Amérique ou Caraïbes).

Proposition accompagnement personnalisé :

Prévoir des séances d’accompagnement personnalisé liées aux projets d’étude à l’étranger (simulation, monter des dossiers, prise de contact à l’aide de différents outils de communication écrite ou orale)

Erasmus (European Region Action Scheme for the Mobility of University Students) est le nom donné au programme d’échange d’étudiants et d’enseignants entre les universités et les grandes écoles européennes. C’est un sous-ensemble du programme Éducation et Formation Tout au Long de la Vie (EFTLV)/Lifelong Learning (LLL). Le nom du programme vient du moine humaniste et théologien néerlandais Érasme (1465-1536).
Le programme Erasmus permet d’améliorer et d’augmenter la mobilité étudiante et enseignante, ainsi que la transparence et la compatibilité des qualifications dans l’enseignement supérieur et la formation professionnelle supérieure en Europe. Les avantages principaux de ce programme sont l’exonération des droits de scolarité de l’université d’accueil, la reconnaissance formelle de la partie des études effectuées à l’étranger, ainsi que le maintien des bourses, prêts et couverture sociale du pays de l’université expéditrice. Afin de valider sa période d’étude à l’étranger, l’étudiant doit choisir un programme d’étude qui fait partie intégrante du programme qu’il suit dans son université d’origine. De plus, l’étudiant concerné doit avoir achevé sa première année d’étude universitaire. Enfin, un contrat d’étude est signé avant le départ de l’étudiant qui fixe la liste des matières qu’il devra suivre, ainsi que le nombre d’ECTS correspondant à chaque matière. Afin de valider sa période d’étude à l’étranger, l’étudiant devra alors obtenir l’ensemble des ECTS prévus dans son contrat d’étude.
Il existe trois types d’aides financières pour les étudiants ERASMUS :
• La bourse communautaire ERASMUS qui est réservée aux étudiants ERASMUS, et dont l’attribution est automatique[réf. nécessaire]. Cette aide dépend du montant accordé pour vivre dans un pays ou dans un autre, et doit être faite auprès de l’établissement d’accueil.
• Le complément ERASMUS et/ou une bourse de mobilité qui n’est attribués qu’aux étudiants boursiers. Cette demande de bourses doit aussi être faite auprès de l’établissement d’origine.
• D’autres aides existent et dépendent de la région d’origine, et du Conseil régional.
Programme Léonardo
Le programme Leonardo da Vinci est un des programmes sectoriels du programme Education et Formation tout au long de la vie. Il est conçu comme un outil chargé de donner une impulsion aux systèmes de formation et d’enseignement professionnels en Europe dans leur diversité.
Ce programme offre une large palette d’activités.
Il permet la mobilité des personnes désireuses d’acquérir une expérience professionnelle en Europe.
Il facilite les échanges de bonnes pratiques entre responsables de formation et constitue aussi un levier de choix pour mettre en place de nouveaux outils et méthodes de formation, afin d’étendre leur application au niveau européen.
Lycéens, apprentis, formateurs, salariés en formation, entreprises et tous types d’organismes, publics ou privés, acteurs de la formation professionnelle.
Une palette d’activités à découvrir
Des projets de mobilité
Pour effectuer un stage dans une entreprise européenne.
Pour découvrir et échanger sur ses pratiques professionnelles.
Des projets partenariats
Pour tisser une coopération avec des acteurs de la formation professionnelle européens autour d’un thème choisi en commun.
Des projets de transfert d’innovation
Pour développer, à travers le transfert, l’utilisation et l’appropriation d’outils et méthodes de formation performants à travers l’Europe.
Des opportunités de préparation
Des visites préparatoires
Pour aller rendre visite à ses partenaires en vue de préparer une candidature à un projet Leonardo da Vinci.
Des séminaires de contact
Pour rencontrer des partenaires européens à l’occasion d’un séminaire organisé par une agence nationale en Europe autour d’une thématique de formation professionnelle.
Des programmes complémentaires à associer
Les visites d’études destinées aux acteurs de l’éducation et de la formation professionnelle qui permettent d’observer et d’analyser une problématique commune aux établissements d’enseignement et de formation européens.
Le programme Erasmus permet aux élèves de BTS de partir en mobilité de stage ou d’étude.
Le programme Comenius permet aux établissements scolaires de développer des partenariats scolaires ou, pour un enseignant, de bénéficier d’une formation courte dans un autre pays européen.

Projet de l’établissement LPO AM JAVOUHEY 2012-2016 – Priorité N°3: Améliorer le cadre de vie scolaire et d’exercice professionnel

décembre 24th, 2012

Contributeurs:
Didier LANNOIS, Fabrice ROGER, Pascale DANGLADES, Emmanuel PATTE, Antoine LAMA, Alexia MALAISE (représentante élèves), Galista LIMMOIS, Nell REGIN, Joëlle BERGOT, Pascale NAUDIN, Marc COUSTEAU, Pascal HOLLANDE , Mariette BIASSOU

1ère séance :
• Présentation par Emmanuel PATTE de la synthèse écrite de ses investigations dans les salles de classe (recensement des points de sécurité et de confort à améliorer –liste non exhaustive)
• Réflexions communes sur les actions à mener, hiérarchisation selon leur caractère prioritaire.
• Echanges divers.

a) inventaire des réparations et travaux recensés par Emmanuel (cf document joint)

b) Les mesures prioritaires concernent :

– la sécurité (jalousies en verre à remplacer dans diverses salles + carrelage à réparer d’urgence dans le couloir (à proximité des salles 27 et 26 et de l’escalier emprunté par les élèves) + électricité au CDI)
– le confort : rideaux et mobilier manquent encore dans certaines salles, capacité d’accueil de certaines salles selon effectif des classes (revoir le planning et recenser les salles les plus spacieuses pour les attribuer en priorité aux classes à fort effectif ?)

c) s’ajoutent à ce listing les problèmes suivants

– l’état des toilettes des filles, dont se plaignent certaines d’entre elles et dont l’entretien (canalisations) revient cher à l’établissement
– le bruit, qui rend la cohabitation avec le primaire difficile, voire incompatible avec notre activité en période d’examens et CCF.
– le préau, dont il faudrait améliorer l’accueil avec du mobilier urbain fixe (bancs)
– les espaces « verts » à réaménager.
– l’état du gymnase (déjections d’oiseaux) et des abords du lycée (déchets laissés par nos élèves)
– remarque : un problème de sécurité est soulevé : la maison en bois qui servait de point de vente de légumes est inoccupée et accessible (porte ouverte) : elle semble constituer un lieu propice à des transactions « en toute discrétion » …

d) les premières pistes de réflexion :

d.1 : remédier aux problèmes de sécurité : jalousies, carreaux et problème électrique (CDI),

d.2 : surveiller l’état des salles et des parties communes (prendre le temps de faire un état des lieux avant et après chaque cours …)

d.3 : pour l’insalubrité des toilettes des filles : plusieurs idées :

* création d’une brigade d’élèves (sur la base du volontariat ?) pour assurer une surveillance des lieux pendant la récréation et sensibiliser leurs camarades par le dialogue,
* toilettes fermées à clef (chaque élève demande la clef, ce qui permet un contrôle avant et après utilisation)
* réalisation d’un court-métrage (qui pourrait traiter également d’autres nuisances comme le bruit, les graffitis, …) qui serait diffusé dans toutes les classes et serait l’occasion de « débats » sur le civisme et le respect de la chose commune,
* rappel sur les règles d’hygiène de base en PSE (couplé à un travail sur la consommation d’eau et le DD).

d.4 : des affiches (ou logos) de sensibilisation au respect de l’environnement scolaire et de règles de sécurité (ex : port du casque) pourraient être réalisées (avec le concours des professeurs d’arts plastiques).

2ème réunion : La séance a débuté à 8h15mn (salle 8), animée par Pascal HOLLANDE

A l’ordre du jour :
Poursuite des réflexions sur les actions à mener afin d’améliorer le cadre de vie scolaire et d’exercice professionnel.
Les thèmes abordés sont les suivants :
1)- Les salles de classe
2)- Le gymnase
3)- La salle des professeurs
4)- Le recrutement des élèves
5)- La communication
6)- Divers

1- Les salles de classe
– Favoriser le fonctionnement de la salle de vente,
 Projet de création d’une charte graphique
– Faciliter l’accès des salles 22, 23, 30, gymnase,
 Prévoir des passes pour les professeurs.
2- Le gymnase
– Mettre aux normes la salle,
– Débarrasser le matériel usager qui ne sert plus à rien,
– Installer un tableau blanc,
– Aménager un espace de rangement pour le matériel EPS et pour les profs d’EPS.

3- La salle des professeurs

– Il faudrait augmenter le nombre de postes fixes,
– Améliorer la connexion Internet (Internet très lent avec des coupures fréquentes),
– Améliorer l’espace de vie en salle des profs (micro-onde, espace de détente…),
– Améliorer la discipline de chacun en salle des profs (ranger la vaisselle utilisée,
– Nettoyer la table, fermer le magasin de la photocopieuse,…)

4- Le recrutement des élèves
– Le recrutement des élèves difficiles avec des antécédents de renvoi ou judiciaires, le nombre important d’élèves par classe ne favorisent pas de bonnes conditions de travail.
De plus, Le recrutement de ces élèves rend l’application du règlement encore plus difficile.
On demande à des élèves déjà en rupture pour certains d’appliquer des règles qu’ils ne comprennent pas.
Par conséquent, l’environnement professionnel se dégrade compte tenu du recrutement d’élèves de plus en plus difficiles.

5- Communication
– Améliorer la communication descendante (de la direction vers les enseignants) : Faire passer l’information quand un élève est dans une situation particulière
Exemple : un garçon avec une couette. Pourquoi ?
– Communiquer sur les cas particuliers et les antécédents des élèves qui ont un passif .

6- Proposition aménagement salles informatique et multimédia

Améliorer l’aspect convivial des séances de cours en reconfigurant la disposition des appareils multimédia dans les salles concernées ( ex : accès à certaines chaînes d’information TV, placer les appareils en hauteur ou en position murale…)
Intégrer les vidéos projecteurs en hauteur dans des salles cibles.
Améliorer les fermetures des salles afin d’assurer la sécurité du matériel fixe.

7- Divers
– Augmenter le nombre de surveillants,
– Aménager une vraie permanence pour les élèves,
– Assurer la sécurité aux abords du lycée : Demander le renfort de la police pour avoir des patrouilles régulières.

Projet de l’établissement LPO AM JAVOUHEY 2012-2016 – Priorité N°2: Augmenter le taux de réussite aux examens officiels de 5 points

décembre 24th, 2012

Contributeurs :
– ANATOLE Marc-Olivier
– BURKE Florent
– de SARRIEU Geneviève
– VA Ndzu
– ADELSON Eric
– ERIN Joël
Pilote : Mme PAUILLAC
Rapporteur : Mlle BIASSOU

La vision
Il est nécessaire pour un établissement, surtout scolaire de chercher à tirer vers le haut, de rechercher l’amélioration, l’excellence. Chaque membre de la communauté éducative doit se sentir appartenir à la communauté pour vouloir y donner le meilleur de lui-même. C’est afin que chacun se sente appartenir à la communauté éducative d’Anne-Marie Javouhey qu’il faut chercher à développer l’esprit d’équipe, une véritable « culture d’Anne-Marie Javouhey « : un état d’esprit partagé par les élèves, les parents, les enseignants, et tout le personnel encadrant.
Dans cette vision, il est important que des parents et des élèves participent à ces commissions de travail.

Les acteurs
Les parents, les élèves, les encadrants, les enseignants

Que faire au niveau de chacun de ses acteurs ?
Cette première réunion propose de manière décousue quelques idées, mais soulève surtout un nombre important de questions pour l’instant sans réponse définitive.
1- Faire venir davantage les parents au lycée:
Comment rendre les parents conscients de l’importance de leur rôle ?
Ils doivent jouer le jeu et imposer des heures de travail et de sommeil aux enfants. Ils doivent donner de bonnes habitudes de travail.
Il faut permettre aux parents de rentrer dans l’école par des portes moins formelles que les réunions impliquer les parents à la vie de l’école : Kermesse, rencontres sportives, porte ouverte, remise des prix,…)
Proposition : mise en place d’une journée de la communauté éducative avec partage des activités et des repas entre parents/ élèves et membres de la communauté éducative.
Rencontrer l’APEL pour fixer les modalités d’organisation d’une rencontre de l’ensemble de la communauté éducative : journée porte ouverte organisée chaque année sur un thème différent (l’orientation, la santé de l’adolescent,…) avec des ateliers variés à caractère informatif mais aussi ludique.

2- Améliorer la performance des élèves :
Ils doivent comprendre que l’école n’est pas une contrainte, mais une chance, et que l’école est utile. Comment redonner de la valeur à l’école à leurs yeux ? Comment redonner de la valeur au travail ? Comment leur redonner le goût de l’effort ?
a- Intéresser et motiver les élèves
– Retrouver des anciens élèves pour apporter leurs témoignages
Mettre en place une association d’anciens élèves qui pourraient être sollicités pour témoigner de leur parcours et redonner ainsi confiance et motivation à nos jeunes.
Créer un annuaire d’anciens élèves en récupérant les adresses électroniques des élèves de terminale et en envoyant des messages de demande de mise à jour à intervalle régulier, ce qui pourrait faciliter la recherche d’organismes d’accueil pour la formation en entreprise et la création de liens avec les tuteurs potentiels.

– Travaillant en tutorat et fixer aux élèves des objectifs à atteindre en terme de résultats scolaire, en travaillant sur les moyens pour les atteindre (méthodologie, accompagnement,…)
Développer le monitorat entre élèves en introduisant un intéressement pour les moniteur en fonction des résultats qu’ils auront fait obtenir à leur camarade.
– Leur permettre d’avoir des perspectives sur l’enseignement supérieur pour qu’ils aient conscience des difficultés qui les attendent.
– Instituer une cérémonie de remise des prix organisée avec l’appui de notre section Accueil et à laquelle seraient conviés les professionnels. Les prix ne récompenseraient pas uniquement les résultats aux examens mais aussi le comportement, l’implication dans la vie de l’établissement…

b- Améliorer les conditions de travail
Notamment la réduction des effectifs en classe + (voir travail autre commission)

c- Donner de bonnes habitudes et renforcer les compétences
– Se concentrer dans un premier temps sur les classes de seconde pour apporter tout ce qui concerne l’organisation du travail personnel
– aider les élèves à développer une bonne image de soi.
– Utiliser l’accompagnement personnalisé comme levier pour apporter une sorte de « kit de survie au lycée » : – Apprendre à prendre des notes lisibles et organisée
– Comment organiser son travail
– Utiliser des supports innovants

3- Rendre les enseignants plus efficaces
Ils doivent également faire preuve de motivation ; pour apporter leur aide, leurs expériences et connaissances sont indispensables, mais il serait également nécessaire d’être formé à des méthodes permettant d’apprendre mieux et qui ont déjà fait leur preuve : gestion mentale, …
Mettre en place des formations (éventuellement sur site) aux différentes méthodes d’apprentissage et au fonctionnement des différents types de mémoire, à la psychologie des adolescents.
Mettre davantage l’accent sur l’accompagnement personnalisé : l’équipe doit être convaincue de l’intérêt de ces séances pour impliquer les élèves car pour l’instant on peut y noter un très fort taux d’absentéisme.

Projet de l’établissement LPO AM JAVOUHEY 2012-2016 – Priorité N°1: Réduire le taux d’absentéisme de moitié

décembre 24th, 2012

Deux types de solutions ont été proposés concernant la réduction du taux d’absentéisme :

– suivi au plus près des absences
– mises en place de mesure pour réduire le taux d’absentéisme (suite à une enquête menée auprès d’une trentaine d’élève « sélectionnés » sur la base d’un taux d’absence supérieur ou égal à 3 demi-journées)

Solutions proposées pour le suivi « au plus près » :

– mise à disposition d’un ordinateur ou d’une tablette dans les salles banalisées qui permettrait de faire l’appel directement sur Pronote et ainsi de renvoyer les élèves n’ayant pas justifiés leur absence au cours précédent,
ou
– faire l’appel sur feuillets papier détachables déposés par le prof à l’extérieur de la salle de cours relevé chaque heure par un surveillant d’étage qui lui saisira les absences sur la tablette. L’avantage serait que le surveillant pourrait faire la discipline dans le couloir ce qui éviterait aux professeurs d’avoir à le faire et laisserait la tâche de saisie des absences aux surveillants.
– remise dans le casier du professeur principal d’un relevé mensuel des absences (mis en place et à continuer). Ce relevé pourrait également être renvoyé par email au professeur principal
– Créer un « référent absentéisme » chargé d’établir la relation entre l’élève, le parent pour connaître réellement le motif de l’absence.

L’échantillon d’élèves interrogés au cours de cette enquête est principalement constitué de filles inscrites en filière professionnelle, classe de 2nde depuis cette année scolaire. L’âge moyen est 17 ans. On remarque que dans 50 % des cas, les motifs d’absence invoqués auprès de la vie scolaire par ces élèves ne sont pas les motifs réels.

Le dépouillement des résultats de l’enquête a montré que les causes réelles de l’absentéisme des élèves sont principalement liées à l’élève lui-même ou à sa famille :

* Le premier motif de l’absence est le fait que ces élèves ont des résultats scolaires insuffisants et décourageants et qu’ils s’ennuient en classe.
* Le deuxième tient à l’ambiance, aux relations dans la classe ou l’établissement.
* Le troisième motif d’absence est lié aux problèmes familiaux vécus par ces élèves.

Pour remédier à ces causes, la commission propose :

– la mise en place de l’accompagnement personnalisé dès le mois de septembre pour favoriser la progression de l’élève en termes de résultats scolaires,
– la mise en place d’une étude surveillée après les cours et accompagnée pour ceux qui ont besoin d’être encadrés (payant ou non ?) car il a été remarqué qu’un certain nombre d’élèves prennent des cours particuliers,
 la constitution d’une cellule d’écoute, composée de professeurs volontaires (qui seraient formés). L’élève pourrait alors choisir la personne à laquelle elle souhaite se confier (Mme BERBINAN serait la personne ressource pour orienter l’élève vers le professeur référent). Le professeur référent pourrait éventuellement orienter un élève vers une assistante sociale de secteur.

– la présence d’une assistance sociale et/ou d’une psychologue,
– la prise en compte de l’avis du conseil de classe lorsqu’un élève a été réorienté

Pour favoriser la motivation de l’élève et limiter son absentéisme, il faut également lui permettre de se projeter dans l’avenir. La commission propose donc aussi :

Une présentation de la filière aux parents et aux élèves dès leur arrivée en classe de 2nde ainsi que des passerelles et des possibilités d’études après le bac et des métiers envisageables,
L’intervention régulière d’un conseiller d’orientation dans les classes,
La construction d’un projet personnel de formation dès la classe de 2nde avec accompagnement dans le temps en fonction des résultats obtenus,

L’enquête montre que pour ce qui concerne les causes de l’absentéisme non liées à l’élève, le règlement intérieur est le principal motif évoqué. Les élèves le jugent trop strict. L’échantillon interrogé étant principalement constitué de primo-arrivants, la commission préconise de :

Renforcer l’information sur le fonctionnement de l’établissement auprès des élèves de classe de 2nde au moment de l’accueil mais également à intervalles réguliers pendant la première année de formation,
Bien expliquer le système du suivi des absences et des sanctions. Pour cela, des jeux de simulation pourraient être faits avec les élèves.

Les 5 grandes priorités du Lycée Polyvalent Anne-Marie JAVOUHEY pour la période 2012-2016

décembre 24th, 2012

Rappel : depuis le début des années 2000, la communauté éducative du Lycée Anne-Marie JAVOUHEY avait choisi comme orientation générale de son projet d’établissement
« REUSSIR ENSEMBLE »

C’est ainsi qu’au regard des données présentées et analysées ci-dessus et discutées en conseil d’établissement le 16/04/2011, en lien avec notre projet éducatif nous avons défini 5 objectifs prioritaires desquels découlera le plan d’actions à mettre en œuvre au cours de la période 2012-2016

Les cinq objectifs prioritaires adoptés par le conseil d’établissement du 16/04/2011 sont :

1- Réduire le taux d’absentéisme des élèves de moitié
2- augmenter le taux moyen de réussite aux examens officiels de 5 points
3- Améliorer le cadre de vie scolaire et d’exercice professionnel
4- Développer des partenariats solidaires, professionnels, culturels et linguistiques
5- Diversifier l’offre de formation et optimiser les parcours individuels et les niveaux de qualification offerts par l’établissement.

Conclusion et remerciements aux contributeurs du recueil des données en vue du constat, de l’analyse et du diagnostic

décembre 24th, 2012

Ces constats, commentaires et analyses certes incomplètes, constituent une vision préliminaire de la situation de l’établissement LYCEE POLYVALENT ANNE-MARIE JAVOUHEY. Ils préparent la suite de la réflexion qu’il nous faut mener et du travail de construction qu’il nous reste à réaliser, en conseil d’établissement et par la suite au sein des commissions qui seront créées à l’issue de l’assemblée générale des personnels du 20 mai 2011 afin de mettre le « cap sur la réussite de tous ».

Remerciements préalables :
Ont contribué au recueil des données et je les remercie au nom de la Tutelle et de l’OGEC:
– Anny LOWINSKY, chef de travaux
– Roseline BERBINAN, CPE
– Catherine ELMO, secrétaire de direction
– Pascale DANGLADES, secrétaire accueil/familles/vie scolaire
– Les professeurs principaux et plus particulièrement
o Mme DE SARRIEU Géneviève,
o Mme PAUILLAC Evelyne,
o Mme ATHANASE Nicole
o Mme SAUL Patricia
o Mlle SULLY Cynthia
o Mme CALMELS Marie-Thérèse
o Mme PROPER Muriel
o Mme RAYNAL
o Mme DONZENAC
– Sans oublier tous les enseignants et personnel OGEC qui ont inspiré ou nourri cette analyse et ces diagnostics lors des échanges informels que j’ai eus avec eux au cours des 7 derniers mois.

A. NGOUPAYOU, Chef d’établissement
Le 8 avril 2011

Etat des lieux en 2010-2011 au Lycée Polyvalent Privé Cayholique Anne-Marie JAVOUHEY

décembre 24th, 2012

CONSTATS, ANALYSES ET DIAGNOSTIC

Constats:

Ce sont des chiffres, mais pourquoi faire ?

a- Pour avoir une photographie de l’établissement au moment où on s’interroge sur le cap à prendre
b- Pour avoir des indicateurs comparables avec les données nationales ou de l’Académie
c- Lorsqu’il n’y a pas de comparaison possible, pour avoir des éléments objectifs à valeur intrinsèque permettant de nous donner des leviers d’action pouvant améliorer les situations
d- Pour nous interroger sur nos pratiques au cas où les données ne sont pas satisfaisantes

Mais nous ne devons pas être des accros des chiffres : d’autres indicateurs non chiffrés ou non chiffrables peuvent également nous interroger et nous mettre en réflexion sur les pistes d’actions dont la finalité est l’amélioration des résultats de nos actions pédagogiques et éducatives.

ATOUT N°1:
375 élèves déclarent être originaires des communes de l’Ile de Cayenne, soit près de 80% des élèves scolarisés
Cela signifie :
– que les distances parcourues par la grande majorité de nos élèves ne constituent en rien un handicap pour leur assiduité ou leur ponctualité
– Que leurs parents pourraient les déposer ou les récupérer à la fin des cours
– Qu’ils peuvent emprunter le transport urbain pour venir ou rejoindre leur domicile en dehors des horaires habituels des transports scolaires organisés par le Conseil Général.

ATOUT N°2:
– Seulement 15% des parents se déclarent cadres ou chefs d’entreprise ou de profession intermédiaire
– 35% des parents déclarent être employés ou agents de service public ou employé administratif
– Par ailleurs, 31% des parents se déclarent sans activité ou ne renseignent pas leur profession, soit environ un tiers des familles sans activité déclarée.
– Mais il est aussi important de constater que par déduction, 69% des parents déclarent occuper un emploi. Ce qui est un atout pour la mise en œuvre de la coresponsabilité éducative.

*ATOUT N°3:
Les résultats aux examens du bac pro sont nettement supérieurs à la moyenne académique (entre 70 et 85% de réussite en moyenne au cours de ces 5 dernières années) de 15 points en moyenne ; ceux du bac STG sont compris entre 80 ET 95 % sur les 5 dernières années. Toutefois, ils sont inférieurs à ceux obtenus dans les séries S ou ES dans certains établissements privés catholiques. Cependant, il nous faut situer les performances de l’établissement non pas seulement en terme de % de réussite, mais aussi en référence au type de public que nous accueillons et donc à la plus-value qu’il apporte.

Atout N°4
– 62% des enseignants ont moins de 45 ans et 77% des enseignants ont moins de 49 ans, ce qui garantit la voie pour un dynamisme de projet, des possibilités d’interrogation sur ses pratiques professionnelles et donc une ouverture à la conduite du « changement » (de regard, d’approche, de méthode, de pratique, etc.)

– 90% des enseignants habitent à moins de 25 km de l’établissement ; cela signifie que l’établissement n’est en principe pas exposé à de nombreux retards ou absences d’enseignants liés à la grande distance qui sépareraient leur domicile de l’établissement. Par ailleurs, les réunions à la fin des cours s’avèrent moins gênantes.

– 63% des enseignants ont moins de 15 ans dans l’établissement, ce qui réduit « l’effet de corps » ou d’appropriation de « l’objet social » et laisse entrevoir une dynamique de professionnalisme et non d’affect.
– Par ailleurs, près de la moitié des enseignants ne sont pas titulaires d’un contrat définitif, ce qui ne garantit pas une stabilité dont une équipe pédagogique a besoin pour installer des projets réussis dans la durée.

ATOUT N°5
seulement 12 salariés sur 21 sont en contrat définitif ; Si l’on rajoute 2 CDD, cela porte à 14 salariés sur 21, soit seulement deux tiers de l’équipe en CDI.
– Soit l’équipe des titulaire est complète et suffisante et cela signifie t-il que la politique de l’établissement qui recourt à de nombreux emplois aidés est de faire du social (en accordant des chances d’occupation professionnelle aux demandeurs d’emploi) ?
– Soit il y a besoin de toute ou d’une partie des personnels en contrats aidé et qu’il faudrait mettre en place une politique de gestion de ressources humaines fiable avec des fiches de postes bien définies, qui correspondraient à des emplois (soit titulaires, soit aidés, mais dont le statut serait à définir précisément)

Par ailleurs, le personnel OGEC est soit trop récent soit trop ancien dans l’établissement : on note de ce fait une certaine « fracture » théorique entre une équipe jeune, dynamique, ouverte au progrès et à tout changement de pratique jugé nécessaire et une partie du personnel beaucoup plus ancienne qui a assisté au nombreux changements de direction au cours des dix dernières années, qui est un peu désabusée voire même déçue pour certains, qui n’espère plus grand-chose, mais qui ne sont toutefois pas hostile au changement pourvu que cela apporte un plus à l’image et à la stabilité de leur établissement.

UNE ZONE D’OMBRE CEPENDANT: l’absentéisme chronique des élèves
Les statistiques :
Les moyennes statistiques du lycée Anne-Marie JAVOUHEY sont un peu au dessus de celles observées dans des établissements identiques aux Antilles.
Il serait intéressant de les comparer à celles des établissements d’enseignement professionnel publics de l’Ile de Cayenne, qui accueillent le même type de population que le LPO A-M JAVOUHEY.
Même si la plupart des professeurs pensent que ces données sont en deçà de la réalité (due à l’absence de transmission des données ou à la saisie incomplète), la moyenne de 15% d’absentéisme observée sur l’ensemble de l’établissement et sur une période charnière de l’année scolaire (de septembre à mars) est révélatrice d’une mauvaise fréquentation des élèves et peut être considérée comme l’une des causes de l’insuffisance du taux de réussite aux examens officiels dans certaines filières.
Dans tous les cas, des mesures ou des projets d’actions éducatives, des projets pédagogiques motivants doivent être réfléchis, explorés et mis en œuvre pour augmenter la motivation des élèves et renverser ainsi cette tendance à l’absentéisme gratuit des élèves.

Les motifs d’absence
Il est aussi à remarquer que les motifs d’absences sont révélateurs d’une démotivation généralisée du public accueilli : près de 64% d’absences constatées sont injustifiées (motif inconnu) et témoignent de la gratuité de cet absentéisme : « on manque les cours pour rien », puisqu’on reste chez soi « à dormir ou à regarder la télévision », ou bien on va « siroter » ou « driver » avec les copains,… selon un enquête réalisée par la direction auprès des élèves « épinglés » pour absentéisme abusif.
Il faut également s’interroger sur les 15% des absences justifiées par des raisons médicales ou des problèmes de santé des élèves. Interrogé, un médecin de l’hôpital de Cayenne nous a indiqué que cette situation est quasi normale puisqu’il existe en Guyane plus de pathologies qu’aux Antilles ou en Métropole à cause de l’humidité ambiante qui est souvent supérieure à 90%.

AUTRES CONSTATS SUR LE LYCEE ANNE MARIE JAVOUHEY EN 2011

Implication des parents dans le suivi de leurs enfants :

Il a été constaté cette année une faible implication des parents dans le suivi scolaire de leurs enfants ; d’après les professeurs principaux qui ont tenu les statistiques,
– Seulement 30% des parents ont assisté à la rencontre parents/professeurs principaux du début de l’année scolaire
– Environ 30% des parents ont assisté à la rencontre parents/ professeurs du 1er trimestre
– Ils étaient moins de 20% à assister à la 2ème rencontre (parfois 10% pour certaines classes)
– Par contre, les réunions organisées par le professeur principal en présence de la direction et des professeurs de la classe autour des problèmes récurrents rencontrés avec les élèves ou de projets pédagogiques motivants ont rassemblé en général plus de 80% des parents.
A réfléchir….

Données environnementales :

– Bâtiments et équipements de sécurités aux normes (avis favorable de la commission de sécurité datant de mai 2010)
– Les élèves sont souvent victimes d’agression physique en vue du vol de leurs effets ou de racket aux abords de l’établissement
– Les commerçants voisins se plaignent de la mauvaise conduite des élèves aux abords de l’établissement
– Les élèves sont cependant très courtois et très polis
– Cohabitation paisible entre les élèves du primaire et du lycée, même si des nuisances sonores sont déplorés par les lycéens pendant la récréation « décalée » des élèves du primaire.
– Pas de problèmes signalés de violence, de vol des effets des élèves ou d’agression physique à l’intérieur
– De nombreuses incivilités signalées du côté des toilettes des filles
– Manque de travail et de motivation des élèves signalé par de nombreux professeurs
– Nombreux problèmes de climatisation signalés dans les salles informatiques
– Nombreuses pannes décriées par les enseignants et les élèves au niveau des équipements informatiques
– Absence de permanence et de lieux de vie
– Absence de lieux de restauration pour les élèves et pour le personnel OGEC
– Absence de fontaines d’eau réfrigérée dans l’enceinte de l’établissement
– Difficulté de communication par les moyens classiques avec les parents (courriers, carnet de correspondance, Internet, etc.) – seuls les appels téléphoniques (sur portables) sont efficaces et encore…

Autres données dites « subjectives » :

Aspect physique de l’établissement
– Murs intérieurs et extérieurs nécessitant un rafraîchissement (nettoyage/peinture)
– Espaces extérieurs et intérieurs grands et accueillants
– Le préau qui accueille les élèves dans le cadre de la permanence et des études surveillées n’est pas bien protégé du soleil et des intempéries et manque de convivialité et d’ergonomie
– Manque de bancs en certains lieux de l’établissement pour le confort des élèves
– Insuffisance d’aménagement pour garder les élèves à l’intérieur dans l’attente de la fin des cours ou de l’arrivée des parents ou des transports scolaires.

les richesses humaines, la tutelle et l’organisme de gestion
– Personnel enseignant relativement jeune, dynamique, motivée et beaucoup plus « sérieux » que la moyenne observée aux Antilles,
– Personnel enseignant engagé dans l’accompagnement socio-éducatif et la formation intégrale des élèves,
– Insuffisance de projets pédagogiques motivants ou de projets d’actions éducatives, même si les quelques projets mis en place rencontrent un vif succès auprès des parents et des élèves,
– Relations professionnelles courtoises et paisibles au sein de la communauté éducative (moins de tensions que ce qu’on peut observer dans d’autres établissements du diocèse ou des Antilles),
– Bonne ambiance facile à établir ou à entretenir au sein de la communauté éducative,
– Personnel OGEC dynamique et dévoué, qui développe facilement et rapidement les compétences nécessaires au bon fonctionnement de l’établissement,
– Très bonne collaboration entre les deux chefs d’établissement (1er et 2nd degrés),
– Bon fonctionnement des instances internes de l’établissement (comité d’entreprise, délégation du personnel, conseil d’établissement, mise en place des commissions ad’ hoc pour réfléchir sur les améliorations, . .),
– Implication, soutien et accompagnement remarquables de la Tutelle fondatrice (visites régulières, visite de tutelle, accompagnement et soutien des chefs d’établissement dans l’exercice de leur mission, etc.)
– Fonctionnement de l’Organisme de gestion et relation de celui-ci avec la communauté éducative en voie d’amélioration
– Bonne relation et bonne collaboration avec l’association des parents d’élèves qui a fusionné pour les deux établissements depuis la rentrée de septembre 2010.

Amos NGOUPAYOU, chef d’établissement